Vous trouverez ci-dessous la traduction en français d'une déclaration publiée mardi 28 juillet 2026 par Simon Stiell, secrétaire exécutif de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques, alors que la multiplication des catastrophes d’origine climatique met des vies en danger et frappe de plein fouet les économies du monde entier.
L’alerte climatique retentit de toutes parts.
Partout dans le monde, les catastrophes d’origine climatique atteignent des proportions cauchemardesques, tandis que les coûts liés à la dépendance de l’humanité au charbon, au pétrole et au gaz ne cessent de grimper en flèche.
Ces incendies de forêt d’une ampleur sans précédent qui ravagent la France, l’Espagne et d’autres régions d’Europe, forçant des évacuations massives et portant un coup dur aux économies régionales et nationales, font suite à des vagues de chaleur brutales qui ont asséché les paysages. Alors que le mercure devrait encore grimper cette semaine, les terribles coûts de cette crise climatique – tant humains qu’économiques – atteignent désormais des niveaux d’urgence nationale.
En Afrique du Nord, les températures avoisinent les 49 °C, mettant gravement en danger des vies et des moyens de subsistance, et soumettant les hôpitaux et les réseaux électriques à une pression extrême. Au Chili, des tempêtes meurtrières ont détruit des habitations et coûté la vie à de nombreuses personnes. Au Japon, quant à lui, les records tombent les uns après les autres à mesure que les températures s’envolent, avec la plus longue période de chaleur à 40 °C jamais enregistrée.
Ces catastrophes qui s’enchaînent constituent désormais la réalité quotidienne de milliards de personnes dans un monde qui se réchauffe rapidement, alors que l’humanité tarde trop à abandonner les combustibles fossiles au profit des énergies propres et à protéger les forêts.
Les données scientifiques sur les causes sont sans équivoque : le réchauffement climatique, provoqué par la combustion par l’humanité de quantités colossales de charbon, de pétrole et de gaz, rend les vagues de chaleur prolongées, les inondations graves et les méga-tempêtes violentes plus fréquentes, plus intenses et plus coûteuses.
Ce qu’il faut faire est tout aussi clair : abandonner plus rapidement le charbon, le pétrole et le gaz, développer les énergies renouvelables et protéger les populations là où les effets se font déjà le plus durement sentir. De nombreux pays vulnérables, en première ligne, ont besoin d’aide pour agir à la vitesse et à l’échelle qu’exige cette crise.